La Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP), dont l’AGEEFEP fait partie, multiplie les efforts pour relancer une revendication vieille de plusieurs années : l’ajout de bourses au programme d’aide financière pour les études à temps partiel.

Le printemps dernier, le gouvernement fédéral a contribué à relancer le dossier. Ottawa a en effet annoncé qu’il consacrera 33 millions $ en bourses pour les étudiantes et les étudiants à temps partiel; ces bourses pouvant s’élever jusqu’à 1 800 $ par année. Ce programme s’applique dans toutes les provinces, sauf au Québec, qui dispose de son propre régime d’aide financière. Le Québec recevra sa part de la cagnotte de 33 millions $, mais elle sera versée au Fonds consolidé de la province, car la loi québécoise sur l’aide financière ne permet pas le versement de bourses pour les études à temps partiel. Qu’à cela ne tienne, estime la FAEUQEP, le temps est venu d’amender la Loi pour corriger le déséquilibre qui pénalise les Québécois comparativement aux autres Canadiens.

Le président de la FAEUQEP, M. Denis Sylvain, a écrit une lettre à ce sujet à la ministre de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, dans laquelle il a écrit : « Nous croyons que le Québec est en train de prendre un sérieux retard par rapport aux autres provinces canadiennes dans son soutien financier aux étudiants à temps partiel, et nous croyons que cette annonce récente du gouvernement fédéral devrait servir de tremplin au gouvernement québécois pour rattraper ce retard et faire de l’éducation permanente une réelle priorité ». Il a réitéré ce propos au cours d’une rencontre avec la ministre tenue en août.

Sous le titre Double iniquité de l’aide financière des étudiants à temps partiel, la Fédération a par ailleurs produit un mémoire étoffé pour démontrer la pertinence d’ajouter un volet de bourses. Ce document, qu’on peut lire sur le site faeuqep.qc.ca, a été transmis au Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études (CCAFÉ), qui a la responsabilité de conseiller le ministère de l’Éducation en cette matière. Le CCAFÉ a mis cette question à l’ordre du jour de la réunion tenue en septembre.

Notons aussi que plusieurs organismes appuient la revendication de la Fédération, notamment l’Association canadienne d’éducation des adultes des universités de langue française (ACDEAULF) l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) et même les États généraux de l’Enseignement supérieur, qui se sont tenus les 4, 5 et 6 mai derniers. Tout indique que l’Union étudiante du Québec (UEQ), qui compte de nombreux étudiants à temps partiel, ajoutera son appui.

Rappelons enfin que les étudiants à temps partiel représentent le tiers de la population étudiante universitaire; dans 61 % des cas, il s’agit de femmes.

Pour lire le mémoire de la FAEUQEP :
Cliquez ici, document (PDF)

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